Historique
Les historiques sur les danses swing ne manquent pas sur la toile. Que ce soit sur les sites
hexagonaux, européens mais surtout outre-atlantiques. Pour un premier aperçu, on peut déja visiter
le site des fous du swing, mais surtout celui de DANIEL.
S'agissant plus particulièrement du lindy
Le 21 mai 1927,
Charles LINDBERGH (diminutif : Lindy) atterrit au Bourget, il a alors 25 ans. Il vient de traverser l’atlantique en 33h30 à bord de son monomoteur
le « SPIRIT of St Louis ».
Dans le mème temps, du coté de Harlem, dans une des boites ou se jouaient les meilleurs morceaux de jazz (Savoy bal room,
Cotton club,…), les auditeurs, naturellement issus de la communauté noire, se déchainaient sur les pistes de danse au son d'une musique qui balançait
(swing) allégrement. Ils se livraient aux danses les plus exhubérantes souvent émaillées d'improvisations inattendues (Shine steps).
Chacun y allait de ses jeux de jambes favoris avec fantaisies, spontanéité et bonne humeur. Les couples les plus affutés
se regroupaient dans un mème coin pour se mesurer gentiment (Cats corner). Le gourou du Lindy-hop, je veux dire
Frankie MANNING,
innovait encore avec ses air steps.
La petite histoire veut qu’un journaliste ait demandé à l’un des danseurs ce qu’il dansait la ? Ce
dernier n’en avait évidemment aucune idée, ne pensant qu’à s’éclater, jetant cependant un coup d’oeil sur un journal qui trainait par la, il lu « Lindy Hop
the sea » (Lindbergh a sauté par dessus la mer). Tranquillement il rétorqua qu’il dansait le « Lindy-hop ».
Mais savez vous ? Les temps n’ont pas beaucoup changé depuis. Il arrive encore maintenant qu’une danseuse s’approche
d’un lindy-hopper pour lui demander comme dans les années 30 mais qu’est ce que
tu danses la ? Réponse ? le lindy-hop sweety, le lindy-hop. Et de filer les bonnes adresses, le N° de tel, l’adresse i-mel etc quoi… autant en
profiter non ? En france, dans les années 40, le lindy-hop était taxé de danse zazou. C'était un peu une façon de désigner une danse qui se pratiquait
sans retenue, limite mauvais genre quoi!!!.
Pour en savoir plus sur les racines du jazz (Jazz roots), passez par le site d'Olivier Brother swing
Il vous plongera dans les atmosphères déjantées de l'époque New-Yorkaise des années 30.
Puisque apparue dans New-York, on pourrait dire que le lindy est un peu le swing de la cote est par
opposition au swing de la cote ouest (west coast swing) qui vit le jour du coté de Los Angeles et San diego.
Que les amateurs de west coast swing ne me jettent pas la première pierre mais le lindy New-Yorkais paraitrait tout de mème plus "énergique" que le lindy de la cote ouest.
C'est le lindy qualifié de "savoy style" avec juste ce qu'il faut d'exhubérance et de joie de vivre.
Vous avez peut-ètre visionné "DUNE"? le film culte de David LYNCH. Vous avez peut-ètre vu aussi du mème LYNCH "MULHOLLAND DRIVE". Alors il vous a été donné
de visionner, en préambule, une courte séquence reproduisant un excellent lindy hop.
Le lindy, c’est aussi, ou que l’on se trouve, une petite communauté locale, un microcosme au sein duquel les lindy-hoppers ont
plaisir à se retrouver et à se reconnaitre (Cf les lindyexchange). Enfin, au dela de ces rencontres, c’est aussi pour le
lindy-hopper un état d’esprit, une manière d’ètre pour lui-mème.
Musique jazzy et musique swing.
Tout est parti de la communauté noire de la « Nouvelle-Orléans ».
Autant reconnaitre que tout est parti de la cote ouest de l'Afrique du temps de l'esclavage. Ces Africains
qui débarquaient enchainés sur ce lopin de terre que la France cédait pour une bouchée de pain aux américains du nord il y a de
cela quelques trois cents ans. C’est la que naissait la musique « New-orleans ». Les villes qui ont
marqué le développement du jazz et sa propagation ont été répertoriées sur la
carte. On repére sur cette dernière la mythique«
route 66 » qui déroule ses 4000 Kms
d’est en ouest, de Chicago à Santa Monica (L.A). Vous arrive aux oreilles: « Get your kick on route sixty six »
(Prend ton pied sur la route soixante six). Cette route coupe à 90° l’axe d’expansion du jazz parti de la Nouvelle Orléans
pour atteindre dans le nord Chicago et plus au nord encore Kalamazoo. Le Jazz bifurque alors vers New-York pour repartir sur
le pacifique à Los Angeles, San Diego et autres…. Au nord de la route 66 (Que les américains n'empruntent plus d'ailleurs)
Kansas city « Back to Kansas city, Kansas city here I come ». On n’oublie pas les roles majeurs des villes comme St
Louis ou Memphis voire Charleston ou Nashville (A belleville ou Nashville) nous disait Eddie Mitchel.
Tandis que naissait le LINDY-HOP, pour ainsi dire en même temps que le boogie-woogie, se constituaient les big bands ces orchestres regroupant un grand nombre de musiciens qui allaient faire les heures de gloire de grandes salles telles que le Waldorf Astoria à New-York. (Mais se souvient-on encore du Maxeville à Paris ou des soirées du grand hotel ?) Toute une époque quoi.
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(1) Si le jazz restait l’apanage des noirs américains, quelques blancs se lançaient quand même dans l’aventure. Ainsi de Glenn Miller qui apporta entre autres sa contribution à l’effort de guerre des Etats-Unis en 40 en allant par exemple jouer pour les GI’s à Londres. Nous avons tous à l’oreille In the mood.