22/08/2004

Historique


la DANSE africaine chez OFFJAZZ.com

Les historiques sur les danses swing ne manquent pas sur la toile. Que ce soit sur les sites hexagonaux, européens mais surtout outre-atlantiques. Pour un premier aperçu, on peut déja visiter le site des fous du swing, mais surtout celui de DANIEL.

S'agissant plus particulièrement du lindy

Le 21 mai  1927, Charles LINDBERGH (diminutif : Lindy) atterrit au Bourget, il a alors 25 ans. Il vient de traverser l’atlantique en 33h30 à bord de son monomoteur le « SPIRIT of St Louis ».

Dans le mème temps, du coté de Harlem, dans une des boites ou se jouaient les meilleurs morceaux  de  jazz  (Savoy bal room, Cotton club,…),  les  auditeurs, naturellement  issus de la communauté noire, se déchainaient sur les pistes de danse au son d'une musique qui balançait (swing) allégrement. Ils se livraient aux danses les plus exhubérantes souvent émaillées d'improvisations inattendues (Shine steps). Chacun y allait de ses jeux de jambes favoris avec fantaisies, spontanéité et bonne humeur. Les couples les plus affutés se regroupaient dans un mème coin pour se mesurer gentiment (Cats corner). Le gourou du Lindy-hop, je veux dire Frankie MANNING, innovait encore avec ses air steps.


La petite histoire veut qu’un journaliste ait demandé à l’un des danseurs ce qu’il dansait la ? Ce dernier n’en avait évidemment aucune idée, ne pensant qu’à s’éclater, jetant cependant un coup d’oeil sur un journal qui trainait par la, il lu « Lindy Hop the sea » (Lindbergh a sauté par dessus la mer). Tranquillement il rétorqua qu’il dansait le « Lindy-hop ». Mais savez vous ? Les temps n’ont pas beaucoup changé depuis. Il arrive encore maintenant qu’une danseuse s’approche d’un lindy-hopper pour lui demander comme dans les années 30 mais qu’est ce que tu danses la ? Réponse ? le lindy-hop sweety, le lindy-hop. Et de filer les bonnes adresses, le N° de tel, l’adresse i-mel etc quoi…  autant en profiter non ? En france, dans les années 40, le lindy-hop était taxé de danse zazou. C'était un peu une façon de désigner une danse qui se pratiquait sans retenue, limite mauvais genre quoi!!!.

Pour en savoir plus sur les racines du jazz (Jazz roots), passez par le site d'Olivier Brother swing Il vous plongera dans les atmosphères déjantées de l'époque New-Yorkaise des années 30.



Frankie Manning chez Christophe Avril année 2001. encore bien vert à 87 ans
On reconnaitra Angela Andrew en partenaire de Frankie sur certaines images. Musique: "Brother Swing"


Le Savoy style

Le rock, le boogie woogie, le be-bop sont d'abord des genres musicaux avant d'ètre des danses. Le boogie woogie, cette musique rappelant la rythmique du bruit des boogies des trains. Le be-bop, désignant cette musique dérivée du blues et faite d'onomatopées ("be bop a lula ....."). Le rock, la musique qui a succédé dans les années 50 au swing et au rhythm and blues (RnB) avec Elvis Presley et Bill Haley. Le lindy lui désigne exclusivement une danse. Une danse sur toute musique qui "swingue". C'est surtout apprendre à se bouger sur une musique sympa, en huit temps, en six, voire en quatre!! pourvu que vous restiez sur la musique, celle qui "balance" (SWING).

Puisque apparue dans New-York, on pourrait dire que le lindy est un peu le swing de la cote est par opposition au swing de la cote ouest (west coast swing) qui vit le jour du coté de Los Angeles et San diego. Que les amateurs de west coast swing ne me jettent pas la première pierre mais le lindy New-Yorkais paraitrait tout de mème plus "énergique" que le lindy de la cote ouest. C'est le lindy qualifié de "savoy style" avec juste ce qu'il faut d'exhubérance et de joie de vivre.

Vous avez peut-ètre visionné "DUNE"? le film culte de David LYNCH. Vous avez peut-ètre vu aussi du mème LYNCH "MULHOLLAND DRIVE". Alors il vous a été donné de visionner, en préambule, une courte séquence reproduisant un excellent lindy hop. Le lindy, c’est aussi, ou que l’on se trouve, une petite communauté locale, un microcosme au sein duquel les lindy-hoppers ont plaisir à se retrouver et à se reconnaitre (Cf les lindyexchange). Enfin, au dela de ces rencontres, c’est aussi pour le lindy-hopper un état d’esprit, une manière d’ètre pour lui-mème.


Musique jazzy et musique swing.


Une recommandation déja, la visite du site à Daniel,  

L’apprentissage du lindy ne peut ètre motivé que par l'envie de danser sur une musique plaisante et originale mais surtout qui « swingue ». Et du swing, nous en trouverons d'abord dans le jazz, le blues, le New Orleans, le boogie-woogie, certains gospels etc, mais aussi, et tout aussi bien, dans nombre de musiques contemporaines. Si ces musiques ne vous remuent pas un peu quelque part, l’apprentissage du lindy pourrait virer au pensum. Pour ma part, une musique swingue vraiment quand elle est rythmée, énergique. Elle pourra mème ne pas ètre forcément jazzy. Un penchant en conséquence, pour les musiques boogie because le piano. Mais aussi les musiques avec accompagnement de batterie. Il m'arrivera mème d'esquisser des pas de balboa sur une musique salsa.

Tout est parti de la communauté noire de la « Nouvelle-Orléans ». Autant reconnaitre que tout est parti de la cote ouest de l'Afrique du temps de l'esclavage. Ces Africains qui débarquaient enchainés sur ce lopin de terre que la France cédait pour une bouchée de pain aux américains du nord il y a de cela quelques trois cents ans. C’est la que naissait la musique « New-orleans ». Les villes qui ont marqué le développement du jazz et sa propagation ont été répertoriées sur la carte. On repére sur cette dernière la mythique«  route 66 » qui déroule ses 4000 Kms d’est en ouest, de Chicago à Santa Monica (L.A). Vous arrive aux oreilles: « Get your kick on route sixty six » (Prend ton pied sur la route soixante six). Cette route coupe à 90° l’axe d’expansion du jazz parti de la Nouvelle Orléans pour atteindre dans le nord Chicago et plus au nord encore Kalamazoo. Le Jazz bifurque alors vers New-York pour repartir sur le pacifique à Los Angeles, San Diego et autres…. Au nord de la route 66 (Que les américains n'empruntent plus d'ailleurs) Kansas city « Back to Kansas city, Kansas city here I come ». On n’oublie pas les roles majeurs des villes comme St Louis ou Memphis voire Charleston ou Nashville (A belleville ou Nashville) nous disait Eddie Mitchel.


Tandis que naissait le LINDY-HOP, pour ainsi dire en même temps que le boogie-woogie, se constituaient les big bands  ces orchestres regroupant un grand nombre de musiciens qui allaient faire les heures de gloire de grandes salles telles que le Waldorf Astoria à New-York. (Mais se souvient-on encore du Maxeville à Paris ou des soirées du grand hotel ?) Toute une époque quoi.



Maintenant, s'il ne vous arrive pas de temps à autres d’écouter TSF jazz (89,9 Mhz) alors votre cas est désespéré. Il faut prendre du plaisir à entendre « One street boogie » avec Milt Buckner ou du Roy Milton, du Meade Lux Lewis et bien évidemment du Glenn Miller (1). Il faut préter une oreille attentive et aller voir jouer chez nous Jean-Michel Proust, Jean-Jacques Milteau ou Michel Pastre voire entendre à la batterie François Laudet. Si ce n’est pas le cas, alors voyez plutot du coté des danses de salon, à la rigueur rock et salsa. Mais nooonnn !!! je plaisante it’s a joke. Mais bon courage quand même si pas d'addiction à la musique swing. By the way, veiller à ne pas ignorer la musique boogie-woogie. Vous pouvez rechercher les CD's de Jean-Paul AMOUROUX, Jean-Pierre BERTRAND, Silvan ZINGG, PATIGNY et bien d'autres encore.


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(1) Si le jazz restait l’apanage des noirs américains, quelques blancs se lançaient quand même dans l’aventure. Ainsi de Glenn Miller qui apporta entre autres sa contribution à l’effort de guerre des Etats-Unis en 40 en allant par exemple jouer pour les GI’s à Londres. Nous avons tous à l’oreille In the mood.